L’album Mosaïk reçoit un “bravo” du Trad Mag (France)

Automne 2012 | « C’est l’histoire de «Tobie La Pierre» qui a perdu sa femme dans les bois. Il décide de prendre le «Shetland’s magical bus» pour aller la rejoindre. Son voyage va l’emmener au pays des Fées fougueuses où il rencontre la fille aux «yeux noirs» qui va le mener jusque sa bien aimée. C’est dans un paysage de mer glacée aux couleurs sublimes qu’ils entendirent «la Brunante» (bruit de la brume de mer), suivi par un «Tutti Flutti», les flûtes et les tambours annonçant «le printemps», et l’arrivée au pays de «Jacob», où il va retrouver sa femme. Mais le bonheur est éphémère, car un mauvais sort envoyé par «le vieux et pis la vieille» brise leur couple, et c’est après une «tempête de glace» qui, grâce à «P’tit Jean» leur fils, en sauvant son âme, les sauva du même coup en faisant face à ses plus grands démons… les Loups.

On pourrait, comme je viens de le faire maintenant, s’imaginer un conte, une légende Acadienne ou Amérindienne hors du temps, en écoutant le nouvel album des «Vishten», tant l’ambiance fluide et cohérente de cet album s’y prête… Pastelle LeBlanc (accordéon, piano, harmonium, chant, podorythmie, gigue), Emmanuelle LeBlanc (bodhran, flûtes, guimbarde, chant, piano, synthé, podorythmie), Pascal Miousse (violon, guitare, mandoline, chant et chœurs), ont travaillé ici comme des artisans, en ciselant finement chaque note, chaque arrangement, en nous révélant la quintessence de leur musique pour nous faire pénétrer dans leur univers. Les 12 titres, dont 8 sont de leur composition sont de vraies petites perles, avec un plus sur les textes : «Le vieux pi la Vieille» d’Erica Pomerance, et l’adaptation des paroles trad de  «l’âme à p’tit Jean» par Mario LeBlanc (Fayo). 4 albums sur 10 ans (tous chroniqués dans ces colonnes), et autant d’années de tournées dans le monde, montrent à quel point ce groupe forgé par l’expérience des rencontres, des voyages, des échanges musicaux soit attaché par cette «Mōsaïk» si chère à leur cœur… De telles valeurs, doublées d’une qualité et d’une énergie créatrice exceptionnelles, ne pouvaient que m’inciter à leur apporter mon bravo des 2 mains, mais aussi des 2 pieds… (ceux qui aiment la musique acadienne me comprendront). »